Qui sommes-nous ?

Le REARE, Réseau Euro-Africain de Recherches sur les Épopées, rassemble autour des études épiques des universitaires issus d'horizons géographiques et disciplinaires variés. Il s’agissait à l’origine de rapprocher les traditions épiques africaines encore vivantes et les chansons de geste médiévales dont le mode de performance reste largement inconnu, en tentant un croisement fructueux des problématiques : celle de la philologie romane et celle du contexte ethno-historique, dominant dans les études des épopées africaines. Les travaux menés depuis l'an 2000 ont également permis d'aborder les épopées de la Grèce, du monde arabe, de l’Iran, de l’Inde et du Japon, ainsi que les résurgences de la poésie épique dans la littérature contemporaine, et ils ont contribué à l’ouverture comparatiste et à l’enrichissement théorique de la réflexion.
 

     Sommaire
  1. La fondation
  2. Les orientations
  3. Les congrès
  4. Les publications
  5. Autres types d'échanges     

La fondation

logo REARELe REARE a été fondé à Dakar en novembre 2000 dans le but de pérenniser les rencontres entre chercheurs africains et français autour de la question de l’épopée, à l’occasion d’un séminaire réunissant spécialistes des chansons de geste et des traditions épiques africaines orales, à l’initiative de Lilyan Kesteloot (Directrice de recherches à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire) et de François Suard (Professeur à l’Université de Paris Ouest-Nanterre, fondateur, dans cette Université, du Groupe de Recherches sur l’épique et président honoraire de la Société internationale Rencesvals pour l’étude des épopées romanes).
Outre les deux initiateurs, les participants à cette rencontre étaient, parmi les médiévistes : Dominique Boutet (alors Professeur à l’Université de Paris Ouest), Danielle Buschinger (Professeur à l’Université de Picardie), Joël Grisward (Professeur à l’Université de Tours), Jean-Pierre Martin (Professeur à l’Université d’Artois), Marie-Jane Pinvidic (Docteur de l’Université de Provence), et Diamé Signaté (Professeur à l’Université de Dakar) ; et parmi les africanistes : Ursula Baumgardt (alors Maître de conférences à l’INALCO), Bonaventure Mvé Ondo (Professeur à l’Université Omar Bongo), Bassirou Dieng, Amadou Ly, Penda Mbow, Amade Faye, Falilou Ndiaye, Lamane Mbaye (Professeurs, Maîtres Assistants et chercheurs à l’Université de Dakar), Ousmane Tandina (Université de Niamey), Paul Drabo (Université de Bamako), Albert Ouedraogo (Université de Ouagadougou), Emmanuel Matateyou (Université de Yaoundé I) et Lucien Ditougou (alors doctorant à l’Université de Picardie). Il était alors prévu de se revoir tous les deux ans, alternativement en France et en Afrique.

Les orientations

carteL’orientation initiale était plus particulièrement philologique : les chansons de geste ont souvent la particularité de nous être parvenues dans des versions assez diverses, et il semblait que l’expérience des médiévistes dans ce domaine pouvait rencontrer celle des collègues africains s’attachant à la publication de performances émanant des griots ou autres traditionnistes encore en activité en Afrique et rapportant les mêmes récits chacun à sa manière. Par ailleurs l’expérience du travail mené par les africanistes sur les performances orales a pu suggérer aux spécialistes des chansons de geste des pistes de recherches nouvelles pour aborder la dimension (originellement – ou fictivement) orale de ces poèmes.

Depuis le congrès d’Arras-Lille toutefois, des collègues venant d’autres horizons nous ont rejoints, et les congrès tenus à Strasbourg et à Paris ont concerné l’épopée dans une dimension beaucoup plus comparatiste, avec des communications touchant aussi bien les domaines gréco-latin, arabo-persan, indien, japonais et brésilien que les épopées africaines ou les chansons de geste françaises. Enfin nous sommes depuis 2013 en relations avec le Centro Internacional e Multidisciplinar de Estudos Epicos (CIMEEP, www.cimeep.com) de l’Université fédérale de Sergipe (Brésil), dont la directrice, Christina Bielinski Ramalho, a participé aux travaux récents, de sorte que la dimension comparatiste des travaux en a été accrue.

Dans les dernières années, il a été décidé de favoriser la réorientation des travaux dans cette direction, en continuité d’ailleurs avec les conférences du Groupe de Recherches sur l’épique, qui se tiennent désormais à Paris IV-Sorbonne sous la direction de Dominique Boutet. Si la comparaison entre chansons de geste et épopées africaines demeure fondatrice dans nos préoccupations, celles-ci s’attachent désormais au domaine épique dans son ensemble et dans sa variété. Claudine Le Blanc, Maître de conférences HDR à l’Université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle, qui occupe désormais la présidence, est elle-même comparatiste et spécialiste des littératures de l’Inde.

Les congrès

Six colloques/congrès se sont tenus depuis les origines: Amiens (septembre 2002), Niamey (janvier 2005), Arras-Lille (septembre 2006), Dakar (mars 2009), Strasbourg (septembre 2012) et Paris (septembre 2016), ces deux dernières rencontres ayant rassemblé respectivement 42 et 36 participants ; plusieurs autres colloques ou journées d’études ont été organisés sous son égide en France et en Afrique, la dernière à Paris en octobre 2014. Toutes ces rencontres ont été publiées ou (pour les congrès de Strasbourg et de Paris) sont en cours de publication.
Le prochain congrès est prévu en septembre 2018 à Rouen ; il portera sur la question de la transgression dans les épopées.
Un colloque à Niamey est prévu avant ce congrès. Nous transmettrons les informations dès que nous les aurons.
 

Publications ayant résulté de nos rencontres

- Épopées d’Afrique de l’Ouest, épopées médiévales d’Europe, sous la direction de Lilyan Kesteloot et François Suard, Littérales n° 29, 2002 (Nanterre).
- Pouvoirs, liens de parenté et structures épiques, sous la direction de Danielle Buschinger, Médiévales n° 28, 2003 (Amiens).
- Figures du pouvoir et figures du roi dans l’épopée médiévale européenne et l’épopée africaine, sous la direction de Danielle Buschinger, Médiévales n° 33, 2004 (Amiens).
- Épopées et identités : rois, peuples, guerriers, héros, divinités. Actes du colloque de Niamey (janvier 2005), sous la direction de Danielle Buschinger et François Suard, Médiévales n° 38, 2005 (Amiens).
- L’Enfance des héros. L’enfance dans les épopées et les traditions orales en Afrique et en Europe, sous la direction de Jean-Pierre Martin, Marie-Agnès Thirard et Myriam White-Le Goff, Arras, Artois Presses Université, 2008.
- Amour et Amitié dans les traditions orales et narratives en Europe et en Afrique, sous la direction de Bassirou Dieng, Éthiopiques n° 84, 2010 (Dakar).
- Épopée et violence dans les traditions africaines et européennes, sous la direction d’Ousmane M. Tandina, Études sahéliennes, n° spécial, juin 2012 (Niamey).
- Au carrefour des littératures Afrique-Europe. Hommage à Lilyan Kesteloot, sous la direction d'Abdoulaye Keïta, Paris, Karthala, « Tradition orale », 2013.
- Les études épiques aujourd’hui : corpus et méthode, sous la direction de Jean-Pierre Martin, Claudine Le Blanc et Florence Goyet, Recueil ouvert du Projet Epopée, 2015.
- Dans le cadre des relations avec le CIMEEP, un numéro de la revue électronique Barbante consacré à l’épopée a publié plusieurs articles de membres du REARE : http://www.youblisher.com/p/957458-Revista-Barbante-Ano-III-No-12-18-de-agosto-de-2014/.
- Les Actes du congrès de Strasbourg doivent prochainement paraître aux éditions Karthala.
 

Autres types d'échanges

Par ailleurs, le relations nouées dans le cadre du REARE ont donné lieu à divers échanges : missions d’enseignement, encadrement de thèses ou HDR, stages post-doc, etc.